1. Pour ne pas dégrader le rocher

Semelles propres

La pérenité de l'escalade à Bleau est menacée par l'usure des prises qui rend le rocher glissant.

De nombreuses voies sont de ce fait devenues quasi impraticables.

Ceci est dû principalement au polissage par le frottement entre les chaussons et le rocher des grains de sable abrasifs.

Il est impératif de grimper sur du rocher propre avec des semelles propres.

Pour cela, utiliser un tapis brosse et un chiffon.

Le chiffon sert à essuyer les semelles avant de les poser sur le tapis qui doit rester propre.

Il sert également à essuyer les prises si celles-ci sont sableuses.

A éviter :

  • un tapis ras ou morceau de moquette qui sont vite encrassés et sont alors peu efficaces
  • le « crash pad » ne remplace pas le tapis brosse; il y a toujours du sable à sa surface et les moquettes qui y sont parfois incorporées n'ont pas l'efficacité d'un tapis brosse.

Le tapis :

Utiliser un paillasson avec dessous imperméable, coupé aux dimensions qui vous conviennent.

Il doit être régulièrement secoué pour être désensablé.

Pour ceux qui enchaînent un circuit en « non stop » :

Passer de bloc en bloc en évitant autant que possible de mettre le pied au sol (certains circuits sont conçus pour cela).

Le tapis peut être relié à la ceinture par une ficelle pour éviter de devoir revenir le chercher.

Usage du « pof » et de la magnésie - Brossage des prises

L'adhérence des doigts sur le rocher est essentielle pour la performance et la sudation due à la chaleur ou la pression sur le rocher la dégrade fortement.

Pour sécher les doigts, l'usage à Bleau est traditionnellement l'utilisation d'un « pof », sac de toile contenant de la colophane pilée (résine provenant des pins).

Cet adjuvant est en harmonie avec les résineux qui peuplent la forêt et ne laisse que peu de traces sur le rocher à condition de mettre le pof sur les doigts et non sur le rocher.

Il améliore aussi un peu l'adhérence des semelles.

Voir sur le site cosiroc.fr l'article « fabrication d'un pof ».

La magnésie des gymnastes, d'usage plus récent, est d'une grande efficacité pour absorber la sueur, mais laisse des traces trop visibles qui portent atteinte à l'esthétique des sites

Si certains grimpeurs qui ne s'intéressent qu'à la performance sont indifférents à l'aspect des blocs, bien des usagers, grimpeurs inclus, regrettent cette atteinte aux sites et voudraient voir grandement réduire l'usage de la magnésie. Utiliser de la magnésie pour les blocs de niveau inférieur au sixième degré alors que la différence d'efficacité avec un pof n'est pas significative pour ces niveaux ne devrait pas avoir lieu.

Pour le respect des blocs  à Bleau, des grimpeurs ont pour éthique de ne pas utiliser de magnésie même dans le septième degré.

La colophane comme la magnésie ne provoquent pas de dégradation connue du rocher et sont lavés par la pluie, sauf bien sûr dans les dévers. Mais contrairement au pof, la magnésie une fois déposée sur le rocher continue d'absorber l'humidité et forme une pâte glissante. Il faut donc la brosser entre chaque passage.

Les brosses dures telles les brosses à dent provoquent un polissage du rocher rendant les prises peu adhérentes et sont à proscrire.

Même les brosses douces en poil ded sanglier posent problème car elles sont fréquemment posées sur le sol et contiennent inévitablement du sable qui va polir le rocher par abrasion.

Le polissage et l'usure des prises par ce brossage est avéré et atteint parfois des niveaux catastrophiques dans les secteurs de grès tendre généralement situés au sud de la forêt. 

Certaines voies qui avaient vues 50 ans de pratique sans dégradation notable ont été quasiment détruites en moins de deux décenies de brossage.

Recommandations :

  • Utiliser la colophane (pof) au lieu de magnésie.
  • Si vous ne pouvez vous passer de magnésie, utiser un bloc de magnésie ou une « chalk ball » et non de la poudre dans un sac ouvert afin d'en laisser le moins possible sur le rocher et de ne pas en renverser
  • Ne jamais brosser les prises avec des brosses dures ou métalliques qui détruisent le rocher en arrachant la couche superficielle de grès dur. Des brosses en poil de sanglier sont à préférer.
  • Attention à garder les brosses exemptes de sable. Ne pas les poser sur le sol.
  • Ne pas brosser les prises dans les secteurs de grès tendre (secteur Larchant notamment).

Taille et aménagements de prises

La taille ou l'aménagement de prises est prohibé.

De tels actes soulèvent la réprobation de la communauté des grimpeurs qui voient leur terrain de jeu dégradé ou même détruit.

Respectez le rocher tel qu'il est.

 

Balisages et marquage des prises

Il est interdit d'effectuer des balisages à la peinture sans autorisation (voir § « balisage des circuits d'escalade »).

Ne souillez pas le rocher par des marquages de prise avec de la magnésie ou autre.

Grimpe par temps humide et séchage des prises

L'escalade sur du grès humide n'est pas recommandée, celui-ci étant alors particulièrement glissant.

Les grès tendres sont fragilisés par l'humidité. Grimper dans les sites de grès tendre alors que le rocher n'est pas bien sec est à éviter car cela peut conduire à la rupture de prises.

L'usage d'un chalumeau ou tout autre moyen thermique pour sécher les prises est prohibé et irresponsable. Les contraintes thermiques peuvent faire éclater la couche superficielle du rocher et détruit ou fragilise les prises.

En outre tout feu en forêt est interdit.

Grosses chaussures, crampons

Grimper en grosses chaussures ou en crampons est à prohiber.

Si dans des temps ancien certains circuits ont été parcourus en grosses chaussures, voire en crampons au titre d’entraînement pour l'alpinisme, cela n'est plus de mise aujourd'hui.

Cela provoque la dégradation des prises, en particulier la rupture des « grattons » et est à proscrire.

En outre le risque d'entorse en cas de chute en est fortement accru.

Pitons et coinceurs

 Le grès est fragile. L'usage des pitons et des coinceurs est prohibé.

Broches d'assurage et chaines

Certains blocs sont munis de broches d'assurage et exceptionnellement de chaînes pour faciliter la descente. Respectez ces équipements nécessaires à la sécurité.

Ne pas poser d'équipement sans autorisation préalable.

 

  1. Pour parer aux risques

Les accidents d'escalade à Bleau sont fréquents. Le plus souvent de gravité modérée (typiquement des entorses), ils sont néanmoins souvent invalidants à long terme. Faites attention, particulièrement si vous débutez l'escalade à Bleau. Ce n'est pas un mur d'escalade aseptisé !

Un seul N° de téléphone à retenir pour appeler les secours : 112.

Vous devrez consever la ligne tant que l'interlocuteur ne vous a pas indiqué qu'il n'a plus de question à vous poser.

 

Évaluer le risque et contrôler sa chute

Évaluer les conséquences possibles d'une chute avant de s'engager dans un passage.

S'engager sur des blocs exposés nécessite de savoir apprécier sa marge technique et le niveau du passage ce qui n'est pas à la portée d'un débutant. Il faut aussi savoir maîtriser ses émotions ce qui nécessite une certaine habitude.

L’apprentissage de l'escalade à Bleau passe par l’apprentissage de la chute. Savoir ne pas tomber « en vrac » est essentiel pour ne pas se retrouver à l'hôpital.

Garder en mémoire la bonne zone d’atterrissage en cas de chute, à côté de la racine ou du caillou redoutables pour la cheville.

Apprendre à anticiper la chute par un saut contrôlé lorsque celle-ci apparaît inévitable.

Parade

Une parade est vivement recommandée lorsqu'il y a risque de heurter un bloc ou autre obstacle avec la tête ou le dos.  Ce risque a conduit à des accidents mortels heureusement très rares.

Amortir la chute d'un autre est un savoir faire peu évident et il faut avoir le gabarit en rapport avec celui du grimpeur à parer.

Une parade est illusoire dès que la hauteur de chute avant intervention du pareur dépasse 1m

Une parade provoque un risque accru de blessure si elle déséquilibre le grimpeur qui chute sans amortir efficacement sa chute.

Crash pad

Des chutes répétées conduisent à des tassements de disques vertébraux, connus comme « la maladie du bleausard », et à d'autres traumatismes articulaires. Pour limiter les désagréments qui en résultent, utilisez un crash pad lorsque vous travaillez des passages, en ayant conscience que la protection qu'il procure n'est que relative et peu efficace pour les chutes dépassant 2 à 3m.

Attention, un crash pad posé sur une racine ou un « pavé » ne vous protégera pas de l'entorse et peut vous empêcher de localiser la zone de chute dangereuse.

Corde

L'utilisation de la corde n'est pas dans les habitudes bleausardes. Cependant un assurage est vivement recommandé pour certains blocs (sites de la DJ, de l'Éléphant entre autres).

En cas d'usage de la corde respectez les règles usuelles d'assurage. Vérifiez la solidité de l'ancrage et du dispositif de renvoi. Faites un nœud en huit (nœud de chaise à proscrire) et vérifiez le.

Ne jamais faire coulisser la corde sur une sangle ce qui risque de la cisailler.

Passez la corde dans un mousqueton à vis et non directement dans l'ancrage en place ce qui provoquerait son usure en raison des grains de sable abrasifs présents sur la corde.

Utilisez baudrier et dispositif de frein (l'assurage direct à l'épaule est fortement déconseillé).

L'assurage est une activité qui s'apprend. Toute improvisation peut être dangereuse.

Equipements en place

Quelques broches d'asurage ainsi que quelques chaines destinées à faciliter des descentes sont répertoriées et surveillées.

De nombreux autres équipements (spits, pitons) ont été posées au cours des âges par des inconnus et sans aucun contrôle. Leur solidité doit être systématiquement mise en doute.

Adhérence précaire

L'escalade à Bleau repose en grande part sur l'adhérence des semelles et de nombreux accidents sont dus à des pertes d'adhérence imprévues.

En cas d'adhérence précaire, bien évaluer les conséquences d'une chute et repérer sa « zone d’atterrissage ».

Lorsqu'un pied glisse de façon inopinée, il vaut souvent mieux sauter que risquer de se démettre une épaule en cherchant à bloquer la chute sur une prise de main (cas fréquent d'accident) .

Les grains de sable sous les semelles constituent des « roulements à bille » rendant l'adhérence très faible. Essuyer soigneusement les semelles et les prises si elles sont sableuses.

Attention, le polissage des prises rend leur'adhérence particulièrement précaire.

Par temps humide, l'adhérence est faible et peut être rendue quasi nulle en cas de prises polies ou recouvertes de lichens, mousse ou feuilles mortes.

Les aiguilles de pin déposées sur un bloc roulent sous le pied, rendant la progression dangereuse.

En période de pollenisation, le pollen jaunâtre des pins déposé sur un bloc amoindri fortement l'adhérence.

Descente

Avant de monter sur un bloc de grande hauteur, assurez vous qu'il existe une descente à votre niveau. Ce qui se grimpe ne se descend pas avec la même aisance !

Par temps humide, assurez vous que la descente est praticable, particulièrement si le rocher est licheneux, moussu ou couvert de feuilles mortes.

Tendinites et ruptures de tendon

Les tendinites et ruptures de tendons sont fréquentes en escalade. Pour minimiser ces risques, échauffez vous avant d'attaquer des blocs durs, évitez la déshydratation et évitez les efforts trop violents en fin de séance quand la fatigue se fait sentir.

En cas de rupture ou suspicion de rupture d’un ligament, consultez sans délai votre médecin ou les services spécialisés (SOS mains, etc). De la rapidité d'intervention dépend une guérison sans séquelle.

Prises fragiles et feuillets instables

La rupture d'une prise est une éventualité qui est à prendre en compte lorsque vous grimpez, particulièrement dans les massifs du sud de la forêt au grès fragile.

Ce risque est particulièrement important lorsque le rocher est imbibé d'eau.

Évitez de grimper sur les blocs de grès tendre lorsque le rocher est humide.

Des feuillets peuvent devenir instables sous l'action du gel ou du développement des racines d'arbre et se détacher au passage d'un grimpeur.

Si vous en détectez qui présentent un danger manifeste sur les circuits d'escalade, prévenez le COSIROC par un message sur le site cosiroc.fr.

Blocs instables

Quelques rares accidents mortels ont été provoqués par l'affaissement de blocs.

Ne laissez pas les enfants creuser sous les rocher.

Ne séjournez pas sous des auvents susceptibles de s'affaisser, en particulier par temps pluvieux.

Ne grimpez pas sur les blocs qui sont signalés comme interdits. C'est souvent pour des raisons de sécurité qui peuvent ne pas vous être apparentes.

Arbres dangereux

Signalez au COSIROC via le site cosiroc.fr les arbres ou grosses branches mortes présentant un danger évident de chute sur un bloc d'escalade.

Tas de bois

Le long des chemins forestier peuvent se trouver des empilements de troncs ou des stères de bois résultant des coupes. Ces empilements provisoires peuvent être instables.

Ne laissez pas les enfants y grimper.

Insectes et autres animaux

Tiques

Attention aux tiques nombreux dans la forêt entre mars et novembre. Ils peuvent transmettent la grave maladie de Lime (Boréliose). Des précautions particulières sont à prendre pour les retirer de votre épiderme.

Voir l'article « tiques et maladie de Lyme » sur le site cosiroc.fr.

Guèpes et abeilles

Les trous dans les rochers sont propices aux nids de guêpes ou d'abeilles. Soyez attentif, surtout en été et automne. En cas de dérangement accidentel d'un nid, s'écarter rapidement à bonne distance, prévenir les autres personnes situées à proximité et attendre le retour au calme avant de venir récupérer son tapis. Si le nid est sur un circuit d'escalade, signalez sa présence au COSIROC.

Chenilles processionnaires

Les chenilles processionnaires, nombreuses en forêt au printemps, ont des poils fortement urticants qui peuvent provoquer des réactions cutanées pénibles. Ces poils peuvent être projetés à distance par les chenilles.

En période de prolifération, attention où vous posez les mains et ne restez pas sous un pin infesté.

Attention aux enfants et animaux qui pourraient être tentés de jouer avec.

Voir l'article « chenilles processionnaires, danger ! » sur le site cosiroc.fr.

Vipères

Les vipères sont nombreuses en forêt. Elles se tiennent généralement à l'écart des lieux fréquentés. Cachées par la végétation, il peut arriver que l'on pose le pied dessus, notamment à la descente d'un bloc.

Certains aspics sont de taille respectable et des accidents sont survenus suite à des confusions avec des couleuvres. Laissez ces animaux en paix !

Attention aux enfants !

En cas de morsure, ce qui est rare, un transport d'urgence à l'hôpital s'impose.

Gros animaux

Les gros animaux et particulièrement les sangliers sont nombreux en forêt. Ces derniers peureux et d'habitudes plutôt nocturnes se tiennent à l'écart des lieux fréquentés. Ils présentent un réel danger pour les automobilistes, particulièrement à la tombée de la nuit, car ils traversent les routes sans prendre garde aux véhicules. Soyez vigilant lorsque vous rentrez le soir de votre séance de grimpe : vitesse modérée, et gardez une bonne distance entre véhicules car un freinage brutal et inattendu peut être provoqué par la présence d'un animal !

  1. Pour la préservation des sites

Avertissement

En forêt domaniale, toute modification d'un site tel que le brossage de nouveaux blocs, des élagages, l'ouverture de sentes est soumis à autorisation de l'ONF.

En l'absence d'autorisation, cela peut être considéré comme une atteinte à l'intégrité d'un site protégé ce qui est potentiellement verbalisable.

Propreté

Lorsque vous allez en forêt, prévoir le sac poubelle. Remporter ses déchets est un minimum.

Un vrai bleausard se reconnaît au fait qu'il en remporte plus.

En cas de besoins naturels, éloignez vous des rocher et enterrez.

Il est bien préférable de prendre ses précautions avant de venir en forêt !

Balisage des circuits d'escalade

En forêt domaniale le balisage de circuits d'escalade et de voies est soumis à autorisation de l'ONF.

Sur les terrains privés, l'accord du propriétaire est nécessaire.

Pour tout projet de création ou modification de circuit, s'adresser préalablement au COSIROC. Voir fiche de demande d'autorisation sur le site cosiroc.fr.

Entretien des circuits d'escalade

Signalez au COSIROC via la rubrique dédiée du site cosiroc.fr vos projets d'entretien de circuits. C'est fréquemment l'occasion d'introduire des modifications souhaitables qui peuvent ne pas vous être connues.

En forêt domaniale, les modifications de circuits nécessitent l'accord de l'ONF et du COSIROC.

Toute coupe d'arbre gênant pour une voie d'escalade doit avoir l'accord de l'agent forestier en charge du secteur.

Pour la réalisation du balisage, voir « mémento pour l'entretien des circuits » sur le site cosiroc.fr.

Escalade hors circuits et publications

En dehors des réserves biologiques intégrales et des zones mises en défens, l'escalade est autorisée partout en forêt domaniale mais certaines règles sont à respecter.

En forêt domaniale, le brossage de nouveaux blocs est soumis à autorisation de l'ONF.

L'ouverture de nouveaux sites d'escalade et la publication de topos les décrivant, même sans balisage, doit faire l'objet d'une autorisation ONF. Pour ce faire, contactez le COSIROC.

Par le brossage des blocs et le public qui y est amené, cela porte atteinte à l'intégité du site et doit être considéré au cas par cas, entre autres en fonction des risques d'érosion et de l'implantation des espèces protégées.

Aménagements au pied des blocs

Ne pas creuser au pied des blocs pour « améliorer » des voies.

Dégrader des abris de carrier ou auvents aménagés pour crééer une voie d'escalade est proscrit.

Érosion des sols et aménagements

A Bleau, la végétation sur sol sablonneux est fragile et lorsque le couvert végétal est détruit par le piétinnement, les sols sont emportés par l'érosion. Cette érosion anthropique des sols peut sérieusement dégrader un site et conduire à son interdiction (mise en défens).

Lors des déplacements entre les blocs, évitez de piétiner la végétation et suivez les sentes d'accès  existantes.

Lorsque vous déplacez votre crash pad, soulevez le et ne le trainez pas au sol.

Des aménagements pour éviter l'érosion des sols sont fréquents sur les sites d'escalade. Ce sont généralement des planches ou rondins maintenus par des pieux, ou des murets de pierre. Respectez ces aménagements indispensables pour éviter que l'érosion ne rende les sites impraticables.

Réserves biologiques

Ne pas pénétrer dans les réserves biologiques intégrales. L'escalade ne doit pas y être pratiquée.

Gravures rupestres

Respectez les gravures rupestres fort nombreuses à Bleau.

Ne pas grimper sur ou à proximité immédiate de ces gravures.

  1. Pour le partage de l'espace

Bruit

La pluspart des visiteurs recherchent le calme en forêt. Respectez la tranquillité des autres.

Les hauts parleurs ne sont pas de mise en forêt.

S'encourager et rire entre amis est légitime, mais évitez les hurlements.

Chasse

Certains circuits d'escalade sont situés sur des chasses privées. L'escalade y est tolérée. Pour rester en bons rapports avec les chasseurs et éviter les possibles interdictions, n'y grimpez pas en période de chasse.

Des chasses de régulation des grands animaux ont parfois lieu en forêt domaniale. Dans  ce cas, évitez les zones de chasse qui sont alors signalées.

Sentiers de randonnée

Lorsque des blocs se trouvent le long de sentiers de randonnée, ne gènez pas le passage.

Chevaux

Si vous transportez un grand crash pad sur le dos et croisez un cavalier, mettez vous bien sur le côté et arrêtez vous, crash pad parallèle au sentier,  le temps du passage du cheval. Ces animaux craintifs sont facilement effrayés par votre aspect inhabituel. Des cavaliers ont été désarçonnés suite à la réaction de peur de leur monture.

 

  1. Pour le respect de la réglementation

 Sites interdits

Certains sites privés peuvent être interdits à l'escalade. Respectez la propriété privée et ne faites pas de publicité pour ces sites.

Il en est de même pour les réserves biologiques intégrales.

Zones mises en défens

Des zones sensibles à l'érosion sont mises en défens pour la régénération du couvert végétal.

N'y pénétrez pas, même si leur limite n'est matérialisée que par un simple fil métallique.

Blocs interdits

Certains blocs sont interdit à l'escalade. Respectez ces interdictions qui sont généralement motivées par des raisons de sécurité ou pour la préservation d'un patrimoine.

Stationnement

En forêt, le non respect des interdictions de stationner est régulièrement verbalisé. Cela est en particulier le cas devant les barrières d'accès qui doivent impérativement rester libres pour les secours.

Respectez les panneaux d'interdiction de stationner même si leur raison d'être ne vous apparaît pas.

Lorsque vous stationnez le long d'un chemin, laissez un passage suffisant pour les camions de pompier.

Les beaux WE, certains parkings sont fréquemment complets. Prévoyez un parking de replis et ne stationnez pas de façon dangereuse le long de routes fréquentées.

Affichage

Tout affichage est interdit sans autorisation de l’ONF et peut être verbalisé.

Feux

Les feux sont formellement interdits en forêt.

Sous son apparence sableuse, le sol est fréquemment constitué de débris végétaux qui se consument lentement et sousterrainement à partir d'un foyer initial.

En début de semaine, de fréquents incendies se déclenchent avec pour origine les foyers du week-end.

Respectez l'interdiction absolue de faire du feu !

Lors des périodes de sécheresse, tout apport de feu en forêt est interdit.y compris le fait d'y fumer.

Des incendies attribués à des mégots se produisent.

Les forêts de résineux sont très vulnérables aux feux : respectez ces règles et n'hésitez pas à intervenir pour les faire respecter.

Camping

 

Le camping en forêt domaniale est interdit, y compris sur les parkings.

Dernier conseil

Attention aux vols surtout en dehors de lieux et horaires de forte fréquentation.

Ne pas laisser d'objets de valeur et ne rien laisser d'apparent dans les véhicules.

Bonne grimpe

Le CoSiRoc

Edition du 06/09/2018

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